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Notre monde va mal. Dites NON aux idées cons.
EMPLOI - Une application sur téléphone mobile permet à leurs employeurs de les «tracer»...
Innovation technologique ou régression sociale: les femmes de ménage, gardes d'enfants et autres salariés des services à la personne peuvent désormais «pointer» au domicile des particuliers via des systèmes de télégestion, un marché en plein développement.
Application sur téléphone mobile
Au Salon des services à la personne à Paris, des entreprises ont présenté leurs applications sur téléphone mobile, qui offrent aux associations ou entreprises privées intervenant chez les particuliers une meilleure traçabilité de leurs salariés.
Concrètement, au début et à la fin de son intervention chez le client, la femme de ménage «flashe» avec son téléphone portable (fourni par l'employeur et muni d'un logiciel), un code barre, un lecteur à puces (RFID), ou un badge NFC («Near Field Communication», identique au passe Navigo de la RATP).
Code-barre sur le frigo
Le code-barre est installé chez le client sur le frigo, dans un placard, ou pour les personnes qui vont chercher un enfant à l'école, dans le cartable ou autour du cou de l'élève.
Les données sont envoyées directement à l'employeur. «Cela permet de voir si l'intervention a bien été réalisée», dans un souci de «qualité du service et de traçabilité», souligne-t-on chez Medisys, éditeur de logiciels, affirmant: «le flicage n'est pas le but premier».
Pourtant, si les associations d'aide à domicile se lancent dans ce créneau, c'est «à la demande des financeurs (Conseils généraux en charge de l'aide personnalisée d'autonomie, Caisses d'assurance vieillesse, etc.), qui ont des doutes sur les heures réelles effectuées», affirme Gérard Sauty (CFTC). «Cela permet de demander aux financeurs de payer la part qui leur revient», reconnaît Annie Morel, de l'association d'aide à domicile ADMR.
Gérer les plannings
L'intérêt est aussi de pouvoir mieux gérer les plannings, que le salarié reçoit directement sur son portable, explique Caroline Noublanche présidente de Prylos, qui a lancé la solution «Y-dom».
Les coûts varient entre 12 et 20 euros par mois et par salarié. Mais les employeurs y «gagnent en productivité», par rapport aux fiches de présence que le salarié devait faire signer en fin de mois aux particuliers, ou dans le traitement des fiches de paye, explique-t-elle.
Le dispositif permet aussi «une plus grande réactivité en cas d'anomalie», souligne Sophie Sibille, directrice chez O2, entreprise de services à la personne qui a équipé ses 6.300 salariés. «C'est aussi une protection pour le salarié, puisqu'il peut avertir s'il a un problème», insiste Pierre Waeselynck, chef de projet chez Annva.
Fidéliser les salariés
Dans ce secteur où les rémunérations sont souvent faibles, obtenir un mobile représente aussi un avantage en nature, d'autant que les employeurs accordent chaque mois entre 20 minutes et 1 heure de communication. Cela permet de «fidéliser nos salariés», explique Mme Sibille.
«Cela les conforte dans l'idée qu'ils ont un vrai métier», ajoute Sandrine Chaix, présidente de l'association Aappui (aide aux personnes âgées et handicapées), qui affirme ne pas avoir rencontré de fortes oppositions de ses salariés.
Syndicats réticents
Tous soulignent que les plus réfractaires ne sont pas les salariés, mais plutôt les clients, parfois inquiets «du flicage de leur femme de ménage»
Mais les syndicats restent réticents: «pas sûr que cela participe à une meilleure qualité de service» estime Denis Raguet (FO), craignant «une course à la productivité». «On s'inquiète de savoir si l'heure de prestation a été faite, mais pas comment elle l'a été», ajoute M. Sauty (CFTC). Et certains employeurs refusent catégoriquement le dispositif: «J'ai confiance en mes collaborateurs», assène Patrice Deniau, PDG de Maison et services.
© 2010 AFP
Encore une idée de "pauvres" gens qui souhaitent fliquer, surveiller, écouter leur employé !
Le cesu est basé sur la confiance ! Quand vous employez une personne à domicile, l'important est que cette personne vous convienne et qu'un climat de confiance s'installe : on ne donne pas ses clefs à une personne que l'on n'aime pas, et encore moins, on ne lui confie pas ses gamins ou sa mère malade.
Les "cesuriens" sont payés à la tache et à la qualité du travail effectué entre un état A à B, je veux dire par là que si après le passage de votre femme de ménage, la maison est propre, tout va bien, dans le cas contraire, séparée vous d'elle ! Certains de nous travaillent lentement, d'autres rapidement, ceux sont aussi des êtres humains alors adaptez vous en choisissant celui-qui vous convient le mieux et n'essayons pas de transformer les employés du cesu, comme le feraient nos chers DRH (Directeur des Ressources Humaines) des grandes multinationales (leurs résultats se lisent chaque jour, ça marche sur un plan économique, mais sur un plan humain c'est un cancer). La tache d'un travail chez un particulier ne se borne pas à un taux horaire et à un travail effectué : c'est aussi un échange, des petites attentions de tous les jours et même parfois prendre un café pour parler avec une mamie qui souffre de solitude. >>> va t'on interdire ? chronométrer ? réglementer ? ces petits moments de bonheur et d'humanité !
Le cesu, c'est justement une idée de liberté : si j'aime je garde, si je n'aime pas je change, vu par l'employeur ET par l'employé : chacun a le choix. Vous me retorquez sûrement que libre à chacun d'utliser la pointeuse, pourtant je pense sincèrement que faire entrer cet outil chez soi, c'est commencer à oublier le sens premier de votre demande : j'ai besoin d'aide à mon domicile si votre travail me convient alors je vous garde, pour tout le reste je vous fait confiance, je me repose sur vous ...on est bien loin de toutes suspicions !
Ne faisons pas entrer d'indicateur et de mesure de rentabilité dans nos foyers et gardons notre bon sens, il est amplement suffisant !
Philippe Néaulme
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